Centrale Radio Juste pour rireTentaculaire et ténébreuse, ci-haut le logo de la centrale radio

Mon contrat au festival Juste pour rire s’étant terminé, je vous relaterai donc aujourd’hui l’atmosphère unique autour de cette dernière expérience.
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Richard Bergeron : vidéo sur le PDU du Plateau
Comme si vous étiez dans l’assistance, vous pouvez désormais visualiser l’expérience unique de ce moment

Le mois dernier, devant des dizaines de citoyens réunis au Café Toast-Thé de l’avenue du Mont-Royal, le chef de Projet Montréal y avait fait un savant exposé sur les orientations du PDU de l’arrondissement. Fort de son expertise en matière de transport doublé à l’expérience du professeur en urbanisme, Richard Bergeron y avait ainsi dépeint la situation du Plateau en lien avec le développement du PDU. Il va sans dire, pour qui la compréhension des enjeux politiques reliés à la circulation à Montréal est importante, ce moment était d’une valeur exceptionnelle.

Mais heureusement, par l’entremise de la caméra à Bruno Dubuc, il n’est pas trop tard pour assister (rétroactivement) à cet événement. En effet, puisque j’ai finalement réussi à compresser le monstrueux fichier original de 16 gigs, je vous propose aujourd’hui de regarder à travers cette fenêtre du passé… afin d’y entrevoir quelques perspectives sur notre avenir.
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mouche des neiges
La photo ci-dessus a été trouvé sur l'Internet

En fin de semaine dernière, Anne-Marie et moi avons été faire de la raquette au Mont Mégantic. A priori, si le fait de s’être évadé à l’extrême-sud du Québec nous a permis d’éviter la tempête de neige historique qui s’est abattue à Montréal, dites-vous que la pluie verglaçante est une température bien plus pénible à vivre encore. Toutefois, dans notre cas, si les précipitations de la tempête étaient bel et bien liquides en Estrie, au fur et à mesure de notre ascension sur le Mont Mégantic, elles se transformèrent graduellement en neige. C’est dans ces circonstances, à 1000 mètres en haut du niveau de la mer, que j’ai découvert un insecte vivant… se promenant dans la neige ?!?
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Une mante religieuse à Montréal

La fin de semaine dernière vers une heure du matin, revenant d’une soirée au pub St-Élisabeth avec ma copine Anne-Marie, nous nous trouvions en transit pour prendre une « White Velvet » au Yer Mad. C’est alors qu’à l’intersection des rues Maisonneuve et Berri, j’aperçois un gros insecte maladroitement voleter… insecte qui ira carrément s’échoir en plein milieu du carrefour mentionné. A priori, si je pensais à un papillon nocturne, le vol maladroit de l’insecte me suggère toutefois une autre sorte d’espèce. La curiosité m’empare donc; cependant, il me faudra attendre le passage d’une première série de voitures circulant sur Maisonneuve avant d’entamer l’opération de sauvetage; et miraculeusement, l’insecte ne se fera pas écraser durant cette vague de voiture. À la faveur d’un feu de circulation changeant, je m’engagerai ainsi en direction de l’insecte (préalablement, il s’entend, en effectuant de la main droite un signe d’arrêt aux automobilistes sur Berri). C’est donc ainsi que je découvrirai une mante religieuse ?!?
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Insecte emblème de Montréal !?!

En 1998, la société d’entomologie du Québec avait organisé un vote populaire pour élire l’emblème entomologique du Québec. Ainsi, ce titre est démocratiquement allé au plus photogénique des candidats: le papillon Amiral (Limenitis arthemis). En effet, au terme d’une lutte serrée face à la coccinelle maculée, ce magnifique papillon (que dessinait déjà Samuel de Champlain dans ses voyages) aura remporté la victoire avec plus de 73 000 votes, ce qui représenta 32 % des 230 660 votants au total (mon propre vote d’ailleurs fut alloué à l’amiral). Les autres candidats en compétition étaient la demoiselle bistrée, le bourdon fébrile et la cicindèle à six points.

l'amiral

Mais au-delà du divertissement social, l’exercice avait bel et bien des objectifs écologiques. Effectivement, l’insecte emblème du Québec nous permet :

• d’amener la population à mieux connaître les insectes, et surtout, à mieux les apprécier ;
• de valoriser notre patrimoine entomologique (au Québec, on estime à 25 000 le nombre d’espèces d’insectes);
• de contribuer à la protection et à la conservation de ce groupe méconnu… et trop mal aimé;
• de faire découvrir les habitats fauniques et l’importance de leur conservation pour la sauvegarde du patrimoine entomologique et de la biodiversité;
• de faire connaître les rôles essentiels que jouent les insectes dans les écosystèmes.

Dans le même ordre d’idées, pourquoi donc ne pas en faire autant avec notre métropole ? (d’autant plus que c’est en ville, justement, que nous sommes le plus prédisposés à perdre contact avec la nature). Or, il s’avère que j’ai un candidat à proposer…
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